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Archive mensuellejanvier 2016

Société multiculturelle et communautarisme

Société multiculturelle et communautarisme : rétablir les faits 

Dans le débat sur l’évidence en France d’une société multiculturelle, les tenants de son développement – parmi eux, Pierre BERGE, Bernard Henri LEVY BHL, Pierre BENICHOU, Gérard MILLER, Patrick COHEN, etc, … avancent un argument qui leur paraît important pour justifier leur position : la France est une vieille terre d’immigration … tout en oubliant de préciser … que c’est seulement depuis la fin du XIXèm siècle, alors que la France existe depuis déjà depuis au moins 18 siècles …, de plus dans de faibles proportions (2,7% d’étrangers en 1901) et provenant des pays européens voisins.

Cette vision partiale provient pour l’essentiel de personnes issues d’un « groupe » qui n’arrive pas  à trouver une solution convenable à un conflit multiculturel vieux de 4.000 ans qui interdit la paix au Moyen-Orient avec ses conséquences sur le fonctionnement du Monde.

D’autre part, force est de constater que le débat, entièrement faussé par une partialité « totalitaire », comporte un oubli de taille : la France est restée une Nation homogène culturellement jusqu’au début des années 1975 où la part des immigrés et des étrangers hors Europe représentait encore moins de 2,5% (1975) de la population métropolitaine.

Il ne pouvait donc y avoir de société dite multiculturelle, encore moins de communautarisme fort car les grandes vagues d’immigrés de la 1er moitié du XXèm siècle étaient composées d’Européens aux mêmes racines judéo-chrétiennes que la population française, donc fondamentalement de même culture.

Il ne pouvait donc se produire de choc de civilisations et c’est la raison principale pour laquelle ces populations se sont bien intégrées malgré, faut-il le rappeler, des inévitables difficultés.

Tout a basculé il y a à peine 40 ans (c’est-à-dire seulement hier) avec l’arrivée continue et massive d’une immigration extra-européenne, très majoritairement africaine donc de racines et de culture non judéo-chrétiennes …

Le droit du sol pour leurs enfants associé à l’échec de l’intégration (impossible du fait des masses de personnes, du chômage, de l’abandon du service militaire, du recul de l’enseignement, etc,…) a aggravé le fractionnement culturel et identitaire de la France.

Faut-il rappeler que les réalités africaines et moyen-orientales démontrent que la cohabitation entre des cultures très différentes s’appuyant sur des religions différentes, voire concurrentes, sinon opposées (principalement les musulmans et les chrétiens) s’est particulièrement mal passée puisque ces derniers ont été quasiment éradiqués, par discrimination, alors qu’ils étaient en vérité les premiers occupants.

Qu’enfin, dans aucun pays de ces régions (où tous ont demandé à la France et à l’Occident de partir …), il n’y a jamais eu historiquement de véritable harmonie entre les deux cultures : au mieux, une simple intolérance plus ou moins raisonnée et plus ou moins violente.
Nier ces réalités incontournables pour imposer une société multiculturelle ayant priorité revient à construire volontairement ce que certains désignent par intérêt immédiat et totalitarisme de la pensée comme le racisme dans une nouvelle définition, alors que c’est en fait le refus de la dépossession de soi, de son identité et de son Histoire et cela de plus sur son propre sol.

Déchéance de la nationalité

Le débat fait grand bruit dans les partis politiques tant à Gauche qu’à Droite, dans la perspective de la prochaine révision de la Constitution.
Chacun, au-delà de ses convictions et des oppositions, s’accorde avec lucidité à reconnaître une mesure avant tout symbolique, sans aucune efficacité réelle sur le terrain.

Pourtant, il y a à peine plus de 50 ans, la France était confrontée, au début des années 1960, à une vague forte d’attentats meurtriers à l’initiative de l’OAS.

Ce terrorisme était alors  fondamentalement franco-français et avant tout politique.

Un arsenal complet fût alors mis en œuvre pour combattre et vaincre ce « terrorisme ».

Un Haut tribunal militaire fût institué à travers l’application de l’Article 16 de la Constitution (les pleins pouvoirs accordés au Président de la République Charles de Gaulle), ensuite transformé en Cour militaire de justice puis en Cour de sûreté de l’Etat, plus les actions de l’armée et de la police complétées par celles des « barbouzes ».

Sauf erreur, il n’y eu pas à l’époque de déchéance de nationalité prononcée pour les condamnés.

Pour répondre au terrorisme actuel, sans doute pourrait-on reprendre, en l’adaptant, l’arsenal de l’époque qui a démontré sa pleine efficacité.

Faire condamner les auteurs par une juridiction spéciale à des peines incompressibles (sans possibilité d’aucune réduction ou d’aucun aménagement), les emprisonner sans leur accorder les facilités modernes,  avec réduction des visites dans des lieux sous surveillance renforcée et éloignés répondraient directement, avec clarté, à une situation qualifiée de guerre par les plus hautes autorités de la France.

Ils ont bien tenu leur promesse principale …

François MITTERRAND, François HOLLANDE : ils ont tenu leurs promesses …

Hier, en France et surtout parmi ses proches, a eu lieu la célébration de 20 èm anniversaire du décès du Président François MITTERRAND survenu le 8 Janvier 1996. Pourtant, personne n’a rappelé qu’il avait bien tenu sa promesse la plus importante : le changement. Souvenons nous de Mai 1981 et de ce fameux slogan du changement répété à l’envi.

Oui, François MITTERRAND a changé la France, il a fait passer notre Nation d’un pays prospère (20% du PIB de dettes et 1,457 million de chômeurs en Avril 1981 malgré les 2 chocs pétroliers de 1973 et 1978) à un pays affaibli (58% de PIB de dettes et plus de 3 millions de chômeurs en Mai 1995). Quant à son successeur direct, François HOLLANDE, il a lui aussi promis le changement et il a lui aussi bien tenu sa promesse la plus importante.
Oui, François HOLLANDE a changé la France, il a fait passer notre Nation d’un pays affaibli (87% du PIB de dettes et 2,888 millions de chômeurs en Avril 2012 après la crise historique de 2008) à un pays en déclin (97% du PIB de dettes et 3,574 millions de Chômeurs en fin 2015, aux 2/3 de son mandat, avec un total de près de 6.000.000 de chômeurs)  

Ils avaient simplement oublié tous les deux de préciser aux Français dans quel sens serait le changement : négatif comme dans tous les autres pays du Monde où les socialistes ont gouverné et il n’a aucune exception connue à ce jour à cette règle mortelle …