Dans le débat sur l’évidence en France d’une société multiculturelle, les tenants de son développement – parmi eux, Pierre BERGE, Bernard Henri LEVY BHL, Pierre BENICHOU, Gérard MILLER, Patrick COHEN, etc, … avancent un argument qui leur paraît important pour justifier leur position : la France est une vieille terre d’immigration … tout en oubliant de préciser … que c’est seulement depuis la fin du XIXèm siècle, alors que la France existe depuis déjà depuis au moins 18 siècles …, de plus dans de faibles proportions (2,7% d’étrangers en 1901) et provenant des pays européens voisins.

Cette vision partiale provient pour l’essentiel de personnes issues d’un « groupe » qui n’arrive pas  à trouver une solution convenable à un conflit multiculturel vieux de 4.000 ans qui interdit la paix au Moyen-Orient avec ses conséquences sur le fonctionnement du Monde.

D’autre part, force est de constater que le débat, entièrement faussé par une partialité « totalitaire », comporte un oubli de taille : la France est restée une Nation homogène culturellement jusqu’au début des années 1975 où la part des immigrés et des étrangers hors Europe représentait encore moins de 2,5% (1975) de la population métropolitaine.

Il ne pouvait donc y avoir de société dite multiculturelle, encore moins de communautarisme fort car les grandes vagues d’immigrés de la 1er moitié du XXèm siècle étaient composées d’Européens aux mêmes racines judéo-chrétiennes que la population française, donc fondamentalement de même culture.

Il ne pouvait donc se produire de choc de civilisations et c’est la raison principale pour laquelle ces populations se sont bien intégrées malgré, faut-il le rappeler, des inévitables difficultés.

Tout a basculé il y a à peine 40 ans (c’est-à-dire seulement hier) avec l’arrivée continue et massive d’une immigration extra-européenne, très majoritairement africaine donc de racines et de culture non judéo-chrétiennes …

Le droit du sol pour leurs enfants associé à l’échec de l’intégration (impossible du fait des masses de personnes, du chômage, de l’abandon du service militaire, du recul de l’enseignement, etc,…) a aggravé le fractionnement culturel et identitaire de la France.

Faut-il rappeler que les réalités africaines et moyen-orientales démontrent que la cohabitation entre des cultures très différentes s’appuyant sur des religions différentes, voire concurrentes, sinon opposées (principalement les musulmans et les chrétiens) s’est particulièrement mal passée puisque ces derniers ont été quasiment éradiqués, par discrimination, alors qu’ils étaient en vérité les premiers occupants.

Qu’enfin, dans aucun pays de ces régions (où tous ont demandé à la France et à l’Occident de partir …), il n’y a jamais eu historiquement de véritable harmonie entre les deux cultures : au mieux, une simple intolérance plus ou moins raisonnée et plus ou moins violente.
Nier ces réalités incontournables pour imposer une société multiculturelle ayant priorité revient à construire volontairement ce que certains désignent par intérêt immédiat et totalitarisme de la pensée comme le racisme dans une nouvelle définition, alors que c’est en fait le refus de la dépossession de soi, de son identité et de son Histoire et cela de plus sur son propre sol.