Si le peuple britannique a bien voté le 23 Juin 2016 par référendum à l’initiative du Premier Ministre David Cameron à 51,9% pour la sortie de l’Union Européenne, il convient de rappeler que ce référendum n’est, selon la Constitution britannique, que consultatif et donc qu’il n’engage pas juridiquement le Premier Ministre et le Royaume-Uni.

Une pétition, lancée immédiatement après le résultat connu, rassemblant plusieurs millions de signataires pour demander un nouveau vote, va être prochainement examinée, conformément à la Loi, par le Parlement Britannique.

Enfin, tant que le Royaume-Uni n’aura pas notifié son retrait selon l’Article 50 du Traité sur l’Union Européenne TUE, sa sortie est impossible puisque l’expulsion par l’Union Européenne d’un de ses membres n’est pas prévue par les textes.

En regard des signes d’éclatement du Royaume-Uni (Ecosse, Irlande du Nord) et des perspectives économiques assombries, quelle sera en définitive la décision finale que le nouveau Premier Ministre nommé début Septembre prendra, puisqu’il est et reste juridiquement le seul décisionnaire ?

En cas de maintien du Royaume-Uni (non invocation de l’Article 50), quelle sera la réaction de l’UE ?