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Inégalités dans le Monde : la leçon des chiffres

Inégalités dans le Monde : la leçon des chiffres

La dernière enquête sur les inégalités dans le Monde présentée le 14 Décembre 2017 à PARIS indique que l’Europe – essentiellement l’Union Européenne – est le continent beaucoup moins inégalitaire du monde. Donc acte sur les bienfaits de la civilisation européenne, tant insultée au nom d’une repentance partiale et historiquement inexacte. En complément, les données de l’OCDE et de l’Union européenne (Eurostat) indiquent pour la France un coefficient de Gini (mesure des inégalités) et un taux de pauvreté parmi les plus bas des pays les plus peuplés d’Europe et donc du Monde. Ces bons résultats dont chacun peut se féliciter sont à l’évidence le résultat du système social de protection établi en France. Bien sûr, certains trouveront toujours que ce n’est pas encore assez égalitaireTout serait presque parfait si ces résultats n’avaient pas des contreparties très négatives pour la France qui limitent toutes ses possibilités de progrès : record mondial des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires (rapport OCDE), endettement public massif de 2.226 milliards d’euros, chômage structurel très élevé avec un taux de 9,6%, destruction de l’industrie et affaiblissement de l’économie La question se pose alors : est-ce ce modèle social dit performant qui en est la principale cause ou est-ce d’autres raisons ? Sans doute les deux à la fois mais à l’évidence, il y a principalement d’autres raisons. D’abord, un constat : le modèle social français, en plus des adaptations rendues nécessaires par les conditions de vie actuelles, pour être tenable, nécessite une gestion très rigoureuse dont les acteurs, principalement étatiques, sont encore éloignés. De même, l’organisation et le pilotage de l’Etat, des Collectivités territoriales et du secteur hospitalier public sont loin d’être optimales, sans compter une gestion dépensière liée en grande partie à tous les statuts devenus inadaptés au XXIèm siècle, comme l’avait alors indiqué avec justesse le Ministre de l’Economie Emmanuel MACRON en 2016

C’est donc bien une nouvelle fois la réforme de l’Etat, des statuts, des régimes spéciaux de retraite qui doit constituer la priorité absolue des Gouvernements.

Sans cette réforme d’ampleur, les améliorations obtenues ne pourront être que secondaires et illusoires donc sans possibilités réelles de redresser la France.

Le déclin pourra ainsi continuer, dans l’indifférence, signe de la nouvelle trahison des élites, comme dans les années 1930 (le désastre de Mai 1940) ou dans les années 1950 (le risque de la guerre civile en 1958) ou encore dans les années 1980 – 1990 (la destruction de l’industrie), …

Michel MERCIER

Président Fondateur de l’Observatoire de la République

 

L’annonce bienvenue du Président – la reprise de la Participation

L’annonce bienvenue du Président : la reprise de la Participation

 Durant l’interview télévisée Dimanche 15 Octobre 2017 à 20 H00 sur TF1 / LCI, le Président de la République a annoncé que la reprise de l’idée gaulliste de Participation aurait lieu dans le cadre de la « transformation sociale» si nécessaire à la France et si urgente. Cette annonce est donc bienvenue pour tous les Français et d’une importance capitale pour l’avenir de la société française dans son ensemble.

Certains peuvent uniquement voir dans la Participation un ensemble de mesures techniques visant seulement à assurer un meilleur équilibre dans le monde du travail entre les entreprises et les salariés, ce qui constituerait déjà une avancée. Ce serait voir et prendre l’idée par le petit bout de la lorgnette et la priver de toute sa force et de toute son ambition.

Qu’elle est-elle dans son entière dimension ? C’est celle, sans déconsidérer ni marginaliser les forces syndicales issues de la « lutte des classes », de construire un « partenariat des classes » à travers la reconnaissance effective de l’apport et de la dignité de chacun de tous les participants à la création des richesses, ouvrant la voie à un partage équitable et juste. C’est sur le fond une affirmation forte des principes de base de la République, qui en établissant un humanisme dans un secteur où il est insuffisamment présent, pourrait constituer la clé de voûte d’un nouveau pacte social, dans une vision moderne de la France au XXIèm siècle.

Sa mise en œuvre, sur les fondements moral et philosophique de ce que voulait Charles de Gaulle, dans faut-il le rappeler le contexte en 1967 de la guerre froide et des idéologies marxisantes, doit être actualisée pour réellement embrasser celui du début du XXIèm siècle caractérisé par la mondialisation – globalisation. Son application moderne doit donc s’extraire des idéologies du passé qui ont toutes démontré leur inefficacité et leur nuisance pour enfin se tourner vers la liberté et la responsabilité mises en œuvre de manière pragmatique et équilibrée.

Si l’intégration de la Participation dans la « transformation sociale » atteint le niveau de l’ambition gaulliste inachevée et constitue désormais une référence, l’idée, qui n’a jamais été limitée au seul domaine de l’économie puisqu’elle pose un principe politique, pourrait progressivement être étendue au plus grand nombre de domaines dont celui en particulier de la démocratie participative.

Ainsi, en complétant positivement les mesures en cours ou prévues dans le programme électoral présidentiel, la Participation, véritable clé de voûte d’une vision politique de la France, signerait par l’excellence « la transformation » voulue par le Président de la République, si nécessaire, si vitale pour la France et en définitive si attendue.

Une immense possibilité de réussite peut s’offrir à nouveau pour la France. L’enjeu est donc de première importance.

Michel MERCIER

Président de l’Union Gaulliste pour la Démocratie UGD

L’hyper mammouth – cet Etat qui ruine la France

27 Octobre 2017

 L’hyper mammouth : cet Etat qui ruine la France

 «L’État en France n’est pas efficace, est autobloquant, coûte très cher.» 

                              François Bayrou, France Inter lundi 19 Août 2013

 « Le vrai problème qu’on a en France, c’est l’Etat »

          Christophe de Margerie, PDG de TOTAL –

          Rencontres économiques d’Aix-en-Provence le 6 Juillet 2013

 56,2% du PIB de dépenses publiques en 2016 (INSEE – 57% Eurostat) : un record absolu, championne européenne parmi les Nations, dépassant même les pays nordiques (sauf la Finlande) réputés socialement avancés au moins autant sinon plus que la France. Une conséquence directe et mathématique : l’affaiblissement continu de la France par une croissance durablement plus faible que dans les autres pays avec un chômage de masse destructeur.

Ce lien direct entre les dépenses publiques et la richesse des nations a été évalué précisément, il y a presque 20 ans :

« l’Institut économique de Montréal vient de sortir une étude très instructive sur  l’évolution des dépenses publiques dans un grand nombre de pays de l’OCDE entre 1960 et 1996. Il en ressort que quand l’Etat dépense moins de 25% du PIB, la croissance annuelle moyenne est de 6,6%. Voici la suite des statistiques, entre 25% et 30% : 4,7% de croissance, de 30% à 40% : 3,8%, de 40%à 50% : 2,8%, de 50% à 60% : 2%, au delà de 60% : 1%. ».

Blog de l’Observatoire de la République ODR – Mai 2000

Parmi ces 56,2%, combien de politiques inefficaces, de doublons voire de triplons, d’organisations inadaptées, de « machins » inutiles, de subventions perdues ou détournées, de coûts de gestion beaucoup trop élevés, de régimes spéciaux discriminatoires, … c’est-à-dire autant de gaspillages irresponsables, autant d’argent public qui ne sert pas réellement et efficacement la France et tous les Français.

Parmi tous ces gaspillages, un tabou quasi absolu : la Fonction Publique, ses statuts et le nombre de fonctionnaires le plus élevé des grands pays, bien résumé  dans une note de l’OCDE en 2000.

« Fonctionnaires : la France, paradis de l’emploi à vie

                                     Emploi public                                   dont à vie

                                    (en % du total)                                          (%)

 France                            89                                                  27

Italie                                     23                                                       0              Espagne                                18                                                       0              Royaume-Uni                       17                                                        0
Allemagne                            15                                                      25

           Source : OCDE »

Blog de l’Observatoire de la République ODR Avril 2000

Depuis, RIEN n’a changé, absolument RIEN, un exploit d’immobilisme alors que le constat lucide a été fait il y a bien longtemps, déjà depuis Mendès France en 1954

Chacun se souvient que le Président Macron, lorsqu’il était Ministre de l’Economie du Président Hollande avait clairement dénoncé la vétusté et l’inadaptation du statut de la Fonction Publique dans son ensemble. Donc acte.

La réforme de l’Etat et de la Fonction Publique constitue bien un chantier clé pour la « transformation » et le redressement de la France.

Ce chantier si nécessaire, si vital pour la France, difficile de par ses enjeux et du nombre très important des fonctionnaires concernés est rendu encore plus compliqué par une faiblesse dans la Constitution de 1958 : l’absence de Commissions républicaines de contrôle de l’utilité et de l’efficacité de la dépense publique, en application des Articles 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 Août 1789 inscrite dans la Constitution de 1958.

Le contrôle de la dépense publique existe bien constitutionnellement – les Elus Députés, Sénateurs et la Cour des Comptes. La réalité indique qu’aucuns n’ont pu  empêcher la dérive suicidaire de la dépense publique, ce qui traduit bien une faille majeure dans le système. Les Organismes privés qui surveillent et analysent également la dépense publique ne disposent pas de la légitimé absolue de la Loi d’où leur inefficacité et leur peu d’impact sur l’opinion, d’autant qu’ils sont constamment décrédibilisés par tous les tenants et tous les profiteurs de la dépense publique élevée en dogme, au nom de l’idéologie.

Si l’hyper mammouth – l’Etat – peut ainsi rester « immobile », c’est bien sûr par sa force de défense et par la faiblesse et l’absence de véritable volonté de tous les Gouvernements français depuis plus de 30 ans (beaucoup de pays ont réformé leur Etat et les statuts : Italie, Suisse, Allemagne, Canada, Nouvelle Zélande, Grande Bretagne, Suède, Danemark, …). S’ajoute à ce fait, l’obscurantisme organisé du système où TOUS les éléments au complet du fonctionnement et des coûts ne sont jamais listés et mis en évidence. Il en résulte une impossibilité de compréhension par l’opinion qui peut ainsi être « manipulée » par les ayatollahs de la dépense publique, s’appuyant sur « l’addiction » des Français pour la dépense publique.

Seule la création par la Loi de Commissions républicaines de contrôle de l’utilité et de l’efficacité de la dépense publique, à inscrire dans la Constitution de 1958 peut permettre d’engager véritablement la réforme de l’Etat dans des conditions non contestables, réellement opposables à tout le « système » (fonctionnaires, collectivités locales, organismes d’HLM, « machins », …) dont la mauvaise foi et le déni des réalités et des dysfonctionnements sont les principales lignes de défense.

Michel MERCIER

Président Fondateur de l’Observatoire de la République ODR

 

 

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